Visite de terrain avec Ludivine de Magnanville à la rencontre d’une PME bruxelloise engagée.
Parcours
Eugénie, formée à l’ICHEC et au Ceria, a bâti Eugène en 10 ans.
Cinq d’entre eux seule. Son passage au Venezuela et son travail dans le cacao expliquent l’exigence : bio, local, sans huiles ajoutées.

Preuves du savoir‑faire
L’atelier développe des recettes pour particuliers et entreprises, produit sous label privé et fournit brunchs et glaciers (praliné, caramel beurre salé), si bien que la gamme et l’équipe se sont multipliées.

Marie, arrivée en 2020, a apporté une forte dimension écologique et a contribué à faire grandir l’équipe.
Enjeux à surmonter
toutefois, l’entreprise reste fragile financièrement, perdant parfois des clients chaque mois.

De plus, la lourdeur réglementaire (AFSCA, PrimeBio ≈ 2 500 €) et des coûts d’infrastructure (15 000 € pour isoler les moteurs de frigo) pèsent sur la trésorerie.
Par ailleurs, les conditions de maternité et d’emploi restent à améliorer.
Leur siège à Bruxelles sert de plaque tournante à leur mission d’innover tout en restant ancrés dans la communauté locale.
En choisissant de ne pas opérer en dehors de la Belgique, Lionel et Charlotte montrent leur volonté de renforcer les liens avec leurs clients et de soutenir l’économie locale.
Malgré ces freins, Eugène demeure un projet gourmand et éthique, porté par deux entrepreneuses déterminées à promouvoir une consommation locale et de qualité.

